Le Petit Prince en orbite autour de la mer … Voyage vers l'Essentiel …


Descente sur Ushuaia …..

28 Février 2012.

1492, la musique du film.

Je le sais. J’ai compris.

Je m’extirpe de mon lit douillet et chaud, dans cette chambre où le froid règne désormais.

Me voilà sur le pont.

Les larmes coulent à flot sur mes joues.

Musique et  éléments m’étreignent.

Le Détroit de Lemaire. Le Détroit de Lemaire est devant nous.

La Terre de Feu et ses sommets enneigés à tribord, l’Ile des Etats et son relief déchiré à babord.

Et au milieu, le Détroit de Lemaire, ce fameux Détroit de 16 milles de long, où des vagues monstrueuses peuvent lever.

 

Nous y sommes.

Le rêve devient réalité.

L’aboutissement de tant d’années de travail, de programmation psychologique et de préparation du bateau comme de préparation physique.

Nous y sommes.

 

Extase.

Joie intense.

De la peine à y croire.

Et ces dauphins qui  nous escortent.

Magie de cette rencontre entre nous, la Nature, … et nous-mêmes.

Et puis … Frisson…….

Que nous réserve ce Détroit si mal famé dont on sait devoir se méfier malgré l’arrivée toute proche et qui nous maintient sous une forte pression ?

 

19 Novembre 2011.

C’est heureux mais fatigués que nous jetons l’ancre dans l’avant-port de Buenos Aires, au milieu de la nuit, après avoir essuyé un refus des 2 yacht clubs de l’endroit pour s’y amarrer – pour cause de championnat du monde de J24 ………

Ou le début d’une –nouvelle- lutte administrative.

Qui dit pas de place dans un yacht club, dit impossibilité de se déclarer aux  douanes et à  la Préfecture Navale, 2  des 3 administrations obligatoires pour qui arrive dans un pays d’Amérique du Sud en voilier. Et rester dans l’avant-port est interdit …

Alors, on fait comment ???

Esprit rationnel s’abstenir.

Il y aurait de quoi écrire un livre sur les administrations en Amérique du Sud ……….

 

Chacun a ses coutumes et il est bon parfois de s’approprier celles de certains. Nous par exemple, nous avons choisi celle de nos amis Rolf et Deborah sur Northern Light, ces amoureux de l’Antarctique :

Une bonne nuit pour affronter la lutte administrative à l’arrivée et surtout, une fois sortis de l’ornière, ……… une bonne glace en récompense.

Nous avons même choisi mieux …. Nous, c’est Ice cream time avant l’heure … une sorte d’acompte sur récompense ….

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Il faut bien ça parfois … puisque sortir de l’ornière nous aura pris plus de 5 jours ….

5 jours pour obtenir enfin une place au ponton, -encore un sketch d’orgueil argentin-,

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 après un « pamperito » dans l’avant port (25 nœuds à Buenos Aires mais 50 nœuds quand même à Colonia en Uruguay, de l’autre coté du Rio de la Plata) et surtout, l’aide de notre ami Oscar et de sa femme Marielena, sur leur petit voilier Revancha 2, adorables ,  qui ont joué de leurs relations pour débloquer notre situation ……

 

Nous pouvons enfin profiter de cette ville magnifique, aux espaces verts nombreux, à l’architecture hyper moderne, ou encore à l’ambiance rétro qu’est Buenos Aires.

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Une belle démonstration de tango au détour des rues, des rollers, des vélos, des skates partout.

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Oui, l’Argentine, c’est le royaume de la bonne viande, du sport et des belles femmes …..

 

Nous quittons Buenos Aires pour San Fernando, le rendez-vous des bateaux en chantier, où nous souhaitons faire les préparatifs finaux  pour la descente sur Ushuaia.

Quelques détours dans de petits rios,

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et nous sommes cette fois accueillis à bras ouverts au Club Barlovento …  

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Petit club peinard où la French connection fait rage, mais où aussi et surtout, beaucoup de voiliers se préparent pour la descente ….

L’heure est donc aux rencontres ….

Celle, magnifique, de Cathy et Titou, musicien, peintre, bref,  artistes … cœur bon,  discussions profondes, chaleur,  confiance.

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Celle de Martin et Andreas, de Nemo of Sweden, 2 suédois très sympas, un peu bargeots peut être,  et redoublant d’énergie, qui partis mi décembre, veulent être de retour d’Antarctique en mars, à Buenos Aires ……….

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Celle de Damien et Anne-Laure, sur Nabucco, 2 français adorables eux aussi en partance pour le Sud …… qui nous apprendront bientôt une bien drôle d’équation : 1 + 1 = 3 !!!

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Et puis, des retrouvailles auxquelles on n’osait plus penser …….

Didier et Isabelle, dont on savait qu’il se dirigeait vers le Sud. On les a cherchés dans tous les mouillages sur leur Ovni Indigo …. Et les voilà qui viennent  s’amarrer à coté de nous …… sur leur nouveau bateau, Zigoto, un Maracudja …….. On pouvait toujours chercher ………….

Euh … on se serait pas déjà vu quelque part  ???

 -Merci les crashes de disque dur pour l’absence de photos …..-

De belles soirées en perspectives, les uns qui partent trop tôt, les autres qui arrivent …………..

De parilla en parilla (barbecue) ,

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Le temps passe ……

Anaa fête ses 4 ans le 16 décembre, alors que Nemo pointe l’étrave vers le Sud ……

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Et puis c’est Noël …

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Et une bonne parilla pour Nouvel An …..

 

Heureusement, au milieu de toutes ces fêtes, ça bosse quand même …

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La pileta –piscine- du club verra les premières vraies longueurs de Titouan …….

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Quant à Anaa, il ne lui a fallu qu’une semaine de plus pour faire ses premières largeurs sans les brassards – photo mensongère –

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Fatigant tout ça ….

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Mais il n’y a pas qu’eux ….

Le Petit Prince s’est équipé de ses armes ultimes ………           

Franck ne voulait pas se replonger dans la chaudronnerie, mais désespérant des devis et des délais, nous a conçu et réalisé un magnifique parebrise … Pari difficile mais pari gagné …….

Et Patricio, « Pato », de Yacht Canvas, y a ajouté sa touche perso : une capote souple optimisée au millimètre pour nous protéger du vent, de la pluie, des embruns, voire des vagues ………

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Sans oublier un pilote automatique pour petit temps, directement branché sur le régulateur d’allures …

 

Bateau et équipage sont fin prêts.

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Nous sommes le 26 janvier 2012.

Nabucco est parti voilà presque 3 semaines, mais nous apprenons qu’ils sont à Montevideo en Uruguay, et partent en même temps que nous … direction Mar del Plata -The Gate,  « La Porte », la Porte d’entrée de la Patagonie.

 

 Cette fois pas de détour, nous prenons le chemin le plus court, mais aussi le moins profond …. Hmm 2,10 m indiqués au sondeur … Hmm … c’est exactement notre tirant d’eau …. Doucement, tout doux, ça passe. On a gagné 4 heures mais perdu quelques gouttes de sueur ….

Et puis, c’est le Rio de la Plata, dans l’autre sens cette fois …. Le vent n’est plus portant mais plutôt pas mal de face, plutôt désagréable, et plutôt beaucoup plus fort que prévu : 27 nœuds pour 11 annoncés … Vive les gribs près des cotes  … Une nuit de temporisation pirate à Colonia coté Uruguay, et nous repartons pour Mar del Plata …

Plus de baleines, mais cette fois, c’est une tortue luth qui nous fait l’honneur de sa présence ……..

Déjà, capote, parebrise et pilote ont changé de nom :

Désormais, ils s’appellent Sainte Capote, Saint Parebrise, et  Saint Pilote.

Merci Saint Pato !

La navigation change de visage. Finis les embruns, fini de se faire arroser à la moindre vague … et quand le vent manque, finis les quarts à tenir la barre sous un soleil de plomb ou une pluie battante.

Peinards nous sommes, bien à l’abri, à regarder régulateur d’allures et pilote se débrouiller, à voir notre bateau qui avance, tout seul ……..

 

Mar del Plata, 37°49S,  est là, avec sa digue menaçante, ses récifs grandissants et surtout, nos premiers lions de mer ….

La porte des Yacht Clubs s’ouvre ….. Nos amis, Oscar et Marielena de Revancha 2, et Damien et Anne-Laure  de Nabucco, sont là pour nous accueillir … Merci à vous tous !

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Un bon asado à l’argentine en perspective : barbecue au feu de bois, de la viande excellente à n’en plus finir, Oscar et Marielena nous présentent à leur famille et amis … et profitent de la nôtre … Ils seront ici un peu comme nos parents et Marielena sera avec Titouan et Anaa , la grand-mère gateau qu’elle rêve de devenir ……. 

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Merci à tous les 2 pour votre accueil, et pour ton sourire, Marielena ….

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  Au milieu d’une belle semaine de régates …

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… l’heure est aux derniers achats, bouts, gasoil, appros, dernières vérifications du gréément …

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10 février 2012.

La fenêtre météo est là.

The Gate is open. La Porte est ouverte………

 

Nabucco s’élance 5 heures avant nous … Rendez-vous dans le Sud !

Nous souhaitons descendre jusqu’à Caleta Horno -45°S- mais savons devoir rencontrer un front assez puissant nous apportant du vent de Sud.

Plutôt que de nous arrêter, nous décidons de continuer et d’en profiter pour tester certaines configurations du bateau, comme la mise à la cape –mais pas à sec de toile cette fois …..
Les 40èmes rugissants et mon anniversaire arrivent ….

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… avec un beau cadeau ….

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Le front passe, 32 nœuds tout au plus comme prévu par les gribs, on arrête le bateau tranquillement, pendant une douzaine d’heures  … et ça repart, pour une navigation à la cool jusqu’à notre destination ………

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Mère Nature nous a laissé passer.

Nous voici à notre premier mouillage en Patagonie : Caleta Horno.

Première toile d’araignée tissée entre les rochers.

Première exploration.

Magique.

Roche rouge flamboyante. Pampa. Guanacos (cousins du lama) partout. Seuls au monde.

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Nous prenons notre temps et décidons d’aller à l’Ile Tova, un peu plus à l’intérieur du Golfe San Jorge.

Et là ………..

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« C’est l’Eden retrouvé. Faut-il encore que les hommes se battent ? » m’a écrit un jour une personne qui m’est chère.

Oui, c’est un véritable petit paradis que nous avons trouvé là.

Nos premiers  manchots de Magellan. Des manchots de Magellan, adultes ou juvéniles, partout, à perte de vue, sur la plage, les falaises mais aussi dans le moindre buisson de cette île pourtant assez grande …

Incroyable …

Sans compter les rongeurs et autres tatous …

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Ni cet autre oiseau mythique du Grand Sud, qu’on a pu admirer à loisir : le Pétrel Géant, qu’on surnommera le Bombardier Lourd  tant son vol est rapide et sa taille impressionnante.

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 Nos petits explorateurs ont même découvert des os de baleine non loin de maisons abandonnées qui probablement formaient la base des baleiniers.

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Le temps de fabriquer un beau cairn au sommet, le temps aussi d’un dérapage de 500 m sous un grain à 37 nœuds sur fond d’algues –malgré un test initial à 2000 tours … heureusement la baie est grande …

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Et la fenêtre s’ouvre pour la suite de notre descente …..

Objectif : Puerto Deseado, 47°45S, quelque 190 milles plus au Sud, le dernier abri « correct » avant le Détroit de Lemaire  …….

Navigation assez mouvementée entre pétole et vent pas forcément aussi favorable que prévu , couronnée par une arrivée de nuit dans un port mal pavé, mal positionné sur les cartes et au courant de marée plutôt violent : 5 à 6 nœuds ………

Bienvenue dans le Sud … La chaleur de l’accueil, même à minuit, n’a plus rien à voir avec les péteux du Nord …. Ainsi nous propose-t-on au milieu de la nuit, de nous mettre à couple d’un remorqueur.

Discussion jusqu’à 2 heures du matin avant ce qu’on s’imaginait un bon sommeil réparateur.

Eh bien non ….. Voilà le remorqueur qui nous réveille 4 heures plus tard ….. OK on va mouiller dans la baie de l’autre coté du Rio …. Oui mais le Rio, quand il y a un peu de vent et surtout les 5 ou 6 nœuds de courant … il n’est pas si simple à traverser en annexe … ou comment arriver trempés dans les bureaux de la Prefecture Navale, à leur faire pitié au point qu’ils installent les enfants devant le radiateur !!!

 

Bref, Deseado, ni d’un coté, ni de l’autre, n’est terrible. Et en cas de coup de vent, nombreux sont les bateaux qui se sont mis à la cote ….. 

Pas envie de rester là bien longtemps.

Et puis, ça tombe bien …. Ca fait un petit moment qu’on l’observait cette fenêtre météo qui semble bien s’installer … Oui c’est bien ça, une énorme fenêtre météo avec du vent favorable et modéré ou pas de vent du tout pendant 5 ou 6 jours. Il nous faut 4 à 5 jours pour arriver au Détroit de Lemaire juste avant lequel on peut s’abriter. Ca devrait passer.

Le repos ? le Gasoil ? les appros ? on a encore un jour pour faire le plein : course contre la montre. Huhum, on n’avait vraiment pas besoin de ces 200 l de gasoil à bidonner pour partir fatigués ….        

2 jours après notre arrivée à Puerto Deseado, c’est une nouvelle et grande Gate qui s’ouvre …

Notre dernière mais assez terrifiante  étape avant notre arrivée en Terre de Feu.

Une petite pensée pour Thomas, de Nunatak, équipier de Michele Demay en Alaska, et qui a préféré que sa petite famille le rejoigne à Ushuaia pendant qu’il descendrait avec 3 autres équipiers.

Une petite pensée aussi pour notre pote  Tonio, sur son  « Moustique », ce Pogo 6,5 que nous avions salué à coup de corne de brume lors de son départ en transat depuis Mindelo  au Cap Vert  7 ans auparavant … Tonio, 23 ou 24 ans, disparu en mer, ici, entre Deseado et Lemaire, dont le bateau a été retrouvé aux Malouines, rempli d’eau, voiles déchirées, par Dion, le fils de Jérôme Poncet –« Damien ».

Nous le savons. Ici, 30 nœuds annoncés peuvent se transformer en 70 … comme ce qui est arrivé à Tonio, paraît-il.

Nous le savons. Le plateau continental qui s’étend très au large rend la mer très courte et crée des vagues énormes, voire facilement désordonnées …. Lieu de prédilection des vagues dites « scélérates » ?

Nous le savons, il est conseillé de suivre la cote pour éviter le fetch en cas de gros temps.

Nous le savons, il ne faut couper en ligne droite qu’en cas de météo hyper fiable.

Nous le savons.

 

25 février.

J’ai décidé du départ. Des départs.

Franck a décidé de la route : la ligne droite.

Et maintenant, nous y sommes. Et maintenant, nous gambergeons. Est-ce la bonne décision ? Est-ce demain qu’on se prend notre rouste ? Doit-on se rapprocher de la cote ?

Pourtant tous les indicateurs sont et restent au vert ……….

Une trentaine de nœuds vent arrière nous pousse entre 7 et 9 nœuds puis le vent mollit tranquillement ….

Le Détroit de Magellan est derrière nous. Le Détroit de Lemaire se rapproche. Il ne faut le passer qu’avec vent et courant dans le même sens, sinon, c’est l’Enfer ….

Quelques calculs rapides, on envoie les watts, Franck pousse même un peu au moteur  pendant son dernier quart ….

Et nous voilà, ce 28 février 2012 ………

Il est là, ce fameux Détroit, là devant nos yeux embrumés par ces larmes de joie qui réchauffent le cœur, il est là, entourés de sommets enneigés.

Nous sommes limite dans les temps pour le passer. Après le courant s’inversera … et là …. Ce serait le mauvais scénario, un petit 20-25 nœuds de vent dans 3 à 8 nœuds de courant contre … non non non ….

Les magnifiques  dauphins  de Commerson, tout noirs et blancs, qui ont accompagné notre sortie de Deseado pendant des heures …

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 … sont remplacés aujourd’hui par un ballet de lagénorhynques joueurs qui semble nous indiquer la voie.

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 Nous déboulons entre l’Ile des Etats et la Terre de Feu à 10 nœuds ….

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Malgré vent et courant favorables, nous sentons déjà cette mer très désordonnée, avec des vagues arrivant de tout coté.

Oui, nul doute, c’est mal pavé, la mer peut être très dangereuse par ici, les vagues scélérates, à la confluence des courants du Cap Horn et de l’Ile des Etats.

Nous nous dépêchons donc de sortir du Détroit, le courant s’inverse petit à petit  et nous  arrivons …. une fois n’est pas coutume … à minuit, avec

un fort courant contre, à notre premier mouillage fuégien (en Terre de Feu) : Bahia Aguirre.

Heureusement, le sort qui nous a été réservé, n’a pas été le même que celui de Manu, qui sur son Super Challenger de 9 mètres, s’est fait happer par le courant contraire à 3 milles du mouillage, a été renvoyé dans le Détroit qu’il a donc dû passer 3 fois au lieu d’une, couché à plusieurs reprises dans 60 nœuds de vent …. Mais il est encore là pour en parler !

 

Le lendemain, la Patagonie ouvre à nous ses merveilles : des lagénorhynques partout, qui nous font un véritable festival, et puis ……….

C’est l’entrée dans le Canal Beagle ……. Ce canal dont on a si longtemps entendu parler, ce Canal dont on a si souvent admiré des photos.

Le Beagle est là ………………… Nous y sommes ……………..

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Encore une escale et nous passons devant Puerto Williams, la commune la plus australe du monde dit-on ici.

Et entre Puerto Williams et Ushuaia …. Encore une magnifique récompense à tous nos efforts ….

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Des Rorquals Boréals, ces baleines dites de Sei,  de 15 à 19 mètres, partout, à quelques mètres du bateau, qui viennent même passer sous l’étrave à se demander si elles ne vont pas soulever le bateau, et à en recevoir le souffle en plein visage ………

Waouuuuhhh !!

 

Et enfin, le 1er mars 2012 …………..

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Le Petit Prince est arrivé.

Arrivé à USHUAIA !!!!!

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A bientôt !

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