Le Petit Prince en orbite autour de la mer … Voyage vers l'Essentiel …



Au pied des glaciers …

L’automne commence peu à peu à céder sa place à l’hiver.

La neige recouvre Ushuaia, et les montagnes alentour.

La nuit se fait plus présente, le jour se lève à 10h là-bas et se couche à 18h00 (-1h coté Chilien).

Il est temps, temps d’aller se promener dans les fameux canaux de Patagonie, au pied des glaciers …

Au pied des glaciers ... dans 03 - Patagonie 184-Seno-Pia-bras-Est-300x225  187-Cta-Beaulieu-avec-Shag-300x225 dans 03 - Patagonie

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On pensait remonter jusqu’à Puerto Montt, tout au Nord des canaux chiliens, et revenir au printemps, mais  finalement  nous prévoyons un court séjour en France, mieux vaut donc rester dans les alentours ……

L’objectif est clair : en prendre plein les yeux, seuls en plein cœur de cette nature magnifique, sauvage mais aussi parfois démesurée, violente. Et aussi : tester notre autonomie pour l’Antarctique.

3 mois d’approvisionnement, de gasoil, de gaz, mais aussi d’ordures ….

Les appros sont épiques : heureusement, Ushuaïa, telle une grande station de sports  d’hiver, dispose de supermarchés bien achalandés, et viande argentine sous vide et température frigorifique à l’extérieur nous aideront à gérer les stocks !

200 œufs, 45 kg de farine, 35 litres de lait, 25 kg de pates, 20 kg de riz, 20 kg de pommes de terre, 8 kg de carottes, 12 giromons, des centaines de boites de conserve et seulement … etc  etc  …

Une bonne dizaine de caddies bien remplis mais heureusement livrés … de quoi voir descendre la ligne de flottaison de quelques centimètres …

Emballages retirés, traitement anti-cafard au passage, et casse-tête du rangement ! Equipets intérieurs archipleins, coffres extérieurs un peu mis à contribution aussi … mais tout est rentré, bien calé, bien trié, bien conservable et bien inventorié !!! 

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Bilan de nos 3 mois d’autonomie : on aura été un peu court … en vin et en chocolat !!!

 

Quelques bonnes soirées avec les potes, dont Manu, navigateur solitaire de 24 ans, qui parti sur sa petite Chimère de 9 m, envisage, après le Groenland et la Patagonie, d’aller admirer lui aussi les splendeurs de l’Antarctique … Manu, fou de la Vie, pas un sou en poche, mais qui déclame qu’  « avec sa jeunesse, le temps dont il dispose et sa liberté, Bill Gates est un clodo à coté de lui » ………. Manu, remueur d’âmes tranquilles, qui met le feu partout où il passe …..

Quelques tours de luge avec les copines Emma et Mia aussi, et c’est l’heure du départ pour Puerto Williams, où les derniers préparatifs et surtout les papiers doivent être faits car les canaux sont coté chilien  … Des au-revoirs émouvants, mais cette fois, on peut se dire : «A bientôt, on se reverra en Octobre ! »

Franck  s’occupe de l’aspect technique final : outre bien sûr la maintenance habituelle,

 c’est le remplissage du gasoil : 1000 litres pour moteur et chauffage …. Car ici, la navigation dans les canaux au vent très changeant en force et direction, se fait beaucoup au moteur, et le poêle, qu’on a allumé depuis qu’il faisait 9°C au réveil dans le bateau, est indispensable et nous maintient une température intérieure entre 16 et 25 °C bien agréable lors de nos retours de vadrouille ou de veille, et plutôt apprécié pour le séchage des vêtements !

Les bidons nécessaires sont ficelés sur le pont, impec !

C’est aussi le plein de gaz : 3 bouteilles de 11 litres devraient suffire …

Quant à l’eau, entre dessalinisateur et cascades, pas de problème par ici !

 

Autant dire que le bateau paraît bien lourd  à notre départ fin mai de Puerto Williams ……… direction l’île Gordon et les glaciers de la Cordillère Darwin …

C’est l’heure de notre premier sillage dans une fine pellicule de glace … elle paraît si fine, mais le bruit de la glace brisée sur la coque est déjà si impressionnant !

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 De petites caletas (baies) abritées et enneigées se succèdent, magnifiques, le long du Beagle  ….

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Les courtes navigations nous autorisent souvent une ballade à l’arrivée, avant la tombée de la nuit, au début …

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Après le grand ciel bleu synonyme aussi de grand froid – le thermomètre plafonnera longtemps à -10°C – …

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C’est l’arrivée du mauvais temps assez continu : on se met à l’abri tranquillement dans une caleta hyper protégée par vent d’Ouest : Caleta Borracho, et on attend … Au programme, cabane, barbecues dans la neige sur la plage, bonhomme de neige, petites ballades, école, anniversaire de papa et activités intérieures …

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 Et puis, nous rallions cette escale dont tant de monde nous a parlé, des étoiles plein les yeux : l’Estancia de Caleta Ferrari, à Yendegaïa, chez Jose ……. 

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Une semaine passée au rythme de ce gaucho, timide, généreux, décivilisé, et surtout parfaitement en phase avec la nature ….

« une fois on m’a invité à un match de foot à Santiago, je me suis retrouvé avec 60 000 personnes autour de moi …. Je m’étais souvent trouvé avec 30 000 moutons, mais 60 000 personnes, alors ça  ;-( …. »

Entouré de ses 10 chiens et  4 chats -le Paradis des enfants qui adopteront littéralement un petit catou tout roux aux allures de Freemouss, Gatito alias Mona-  ,

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il est en charge d’une propriété de 40 000 hectares, achetée par un américain visionnaire, pour ses ressources … d’eau …. Pas le droit d’y chasser du guanaco (sorte de lama) ni d’y couper du bois pour se chauffer …

Il y a attrapé et dressé des chevaux sauvages, dont certains à tâches roses, qu’il laisse en liberté dans la propriété, au pied des glaciers, et va chercher au besoin …. 

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 Le bois, il va le couper à 2h de bateau sur la rive d’en face. Le gaz et le foin- dont il nourrit à tour de rôle ses chevaux pour les renforcer, surtout en hiver -,  il va les récupérer chez les carabineros, à 2 h de bateau encore …

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A 2 heures à cheval du premier téléphone, sans accès par la route, il vit sur quelques kilos de riz achetés, ses fruits et légumes cultivés et surtout , sur la vache ou le taureau sauvage qu’il va tuer pour se nourrir et nourrir sa meute-ou la vendre aux pêcheurs qui dans toute la région le connaissent …

Les canalisations gèlent ? Qu’à cela ne tienne, il va chercher un des chevaux sauvages qu’il a dressés et qui sont laissés en liberté au pied des glaciers … un coup de traineau à la rivière et ça repart …

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 Impossible de chasser la vache à cheval avec cette épaisseur de neige ? Tuons un cheval.

On peut aussi poser le filet à robalo, un délicieux poisson, qu’en pensez- vous ?

Ou aller poser un casier à centollas, ces fameux king-crabs (crabes royaux) de 60 cm de diamètre dont asiatiques, américains et nous raffolons ?

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 Ou aller chasser du lapin ? du castor ?

Magnifique !
Que dire encore des superbes randonnées à cheval, dans la neige, à traverser des rivières gelées – à se demander parfois si on va y remplir nos bottes !, au milieu des condors et au pied des glaciers …

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 Le Pied Géant !

Merci Jose, merci pour tout, merci pour ton accueil, ta simplicité, ta gentillesse, ce partage.

 

On le savait : c’est un piège ! on s’y sent tellement bien que c’est presque un arrachement de devoir partir !

Heureusement, Yoann, sur Saturnin, arrivé quelques jours après nous, a déjà levé l’ancre ce matin.

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 Allez, on se motive ….

 

Le Petit Prince se lance à la découverte des glaciers …… Nous embouquons le Brazo Noroeste (bras NW)  du Beagle …

Waouh ….

Premier et énorme glacier aux couleurs fantastiques : le glacier Hollanda, au pied duquel s’étend la Caleta Olla …

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Parfaitement abritée par une barrière de hauts arbres, par vent d’Ouest , le nom de Olla sera bientôt remplacé par son surnom, judicieusement  inventé par le capitaine : Caleta Olla-la !

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Oui, car par vent de Nord-Nord Est voire même Nord, la donne est bien différente : le vent contourne la montagne …. Et nous arrive de face en puissantes rafales … avec un bateau mouillé à quelques 10 m de la plage -heureusement de sable – à laquelle il est amarré par 4 bouts. Ou comment se demander à 5 h du matin comment gérer le bateau avec son ancre qui a dérapé …

Lutte au moteur avec risque de le remplir de sable ? Couper nos amarres, et après, on va où,  sans nos amarres qui plus est ? Aller de nuit et dans le vent poser une amarre de 250 m à l’avant ? Se laisser échouer proprement sur la plage, sachant que les conditions seront favorables à un déséchouage ultérieur ?

La décision est prise, nous échouons proprement le bateau de 20 cm dans le sable … Dommage, nous ne savions pas que c’était …. sur la dernière rafale !

Quelques heures plus tard, le bateau est tranquillement déséchoué …

C’est décidé cette fois, nous achèterons une nouvelle et bonne ancre !

Cet épisode décidera de beaucoup de nos futurs mouillages : nous l’avons compris, la configuration des lieux et la force des vents rendent la direction et la force des rafales des plus aléatoires dans la plupart des mouillages … Dorénavant, nous choisirons donc systématiquement des caletas où des amarrages en étoile (2 amarres à l’avant, 2 à l’arrière) sont possibles et fiables.

Nous réalisons que nous ne connaissons qu’un seul bateau privé qui n’ait pas eu d’incident de ce type (à notre connaissance du moins). Bomika, sur la plage, son hélice arrachée par sa chaine lors d’un dérapage. Vagalam, Passoa 50, éventré sur les cailloux entre Puerto Williams et Ushuaia pour un problème de filtre à gasoil, avec des voiles non préparées … Chimère, sur les cailloux à Deseado et encore lors de sa remontée à Puerto Montt … Caledonia, casse de son système de dérive relevable lors d’un dérapage, arbres et bouts cassés. Reskebil, sur les cailloux à Deseado. Un Norvégien, sur la plage à Puerto Williams. Saturnin même, dont le capitaine, Yoann, marin de Jérôme Poncet (Damien), le « gourou » de l’Antarctique, nous avouera s’être lui aussi mis sur la plage quelques jours avant de nous voir. Etc etc.

Conclusion : Pas le droit  à l ‘erreur. Pas le droit à l’impasse. Pas de réaction dans la précipitation. Connaissance parfaite de son bateau indispensable.

 

Une randonnée pour aller au pied du glacier, se transformera en découverte des ravages impressionnants réalisés par les castors … ou ballade dans un superbe dédale marécageux gelé …  

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 Et puis, nous continuons notre route, direction les « senos », les « fjords ».

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Il faut partir dès le lever du jour maintenant car le temps de navigation a beaucoup raccourci : la nuit tombe bien plus tôt et nous devons finir les manœuvres d’amarrage à 16h30 au plus tard.

C’est notre premier contact cette fois, avec des glaçons tombés des glaciers … Première navigation dans le brash. Bruit des glaçons qui heurtent la coque. Doucement, tout doux ….

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Marc de Shag 2 arrive lui aussi dans le Seno Pia. Lui qui était 2 fois en Antarctique, n’hésite pas, avec son bateau en aluminium de 16 m …

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C’est bon de ne pas se sentir trop seuls dans cette première expérience au milieu des glaces, on hésite moins, on apprend à reconnaître les glaçons les plus dangereux –les plus transparents-, à savoir comment les prendre, à rester zen malgré les glaçons de 2mx3m qui viennent se bloquer contre le voilier et qu’on doit libérer.

La température de l’eau a beaucoup baissé à l’approche des glaciers : de 5 ou 6° à Puerto Williams, elle est tombée à 2-3° en moyenne, et nous l’avons même vue négative : -0,6°C à la Caleta Beaulieu, au pied du glacier Romanche dans le Seno Pia …………

Une grosse dépression passe … 60 nœuds en rafales sur notre zone.

A quelques encablures des bateaux, nous distinguons clairement la mer qui fume …. Heureux nous sommes de ne pas nous y trouver. L’abri n’est pas exceptionnel ici non plus, mais nous tenons, amarrés par 7 bouts en tout et 2 ancres, dont celle de Marc surtout, que par un heureux hasard des discussions, nous négocions et que Marc devra nous envoyer à son arrivée à Puerto Montt, au Nord des canaux  … Deal dont nous sommes très heureux vu l’impossibilité de trouver une bonne ancre ici ou même à Buenos Aires …

 

De bonnes soirées entre amis, de belles ballades au pied des glaciers, en annexe ou en voilier, survolés parfois d’un majestueux condor …

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Puis Marc et Djamilah  son équipière partent ensuite pour le Nord, tandis que nous continuons notre route vers le Sud Ouest …

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La durée du jour et les nombreuses caletas gelées  parfois complètement inaccessibles –comme 5 estrellas (la caleta 5 étoiles) – à moins d’accepter le risque de la casser et d’être à son tour repris dans une glace épaisse et de passer l’hiver là ….  nous forcent à de courtes navigation nous autorisant une autre option le cas échéant …

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Des caletas minuscules et hurricane-proof (hyper protégées) ou ventées mais protégées de la mer se succèdent, plus belles les unes que les autres, donnant souvent l’occasion de superbes ballades …

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Et puis, nous arrivons à l’extrémité Ouest de l’île Gordon, que nous contournons via le Barro Merino, superbe canal qui débouche sur le Brazo Sudoeste (bras SW) du Beagle … et l’Océan Pacifique …

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A notre grande surprise, l’Estero Coloane, magnifique cirque entouré de 3 glaciers, est libre de glace, contrairement à ce qu’avait trouvé Yoann quelques semaines plus tôt.

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La température est bien remontée : des -10° du début du périple, on est passé entre -3 et +5°C …

Nous profitons de cet endroit sauvage et d’une paisibilité absolue en apparence …

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Et décidons, après l’avoir testé lors d’une petite dépression, d’y rester pour une énorme dépression qui passe dans le Drake (passage entre le Horn et l’Antarctique), se creusant à 934 mb, avec des vents gribs annoncés un peu plus au sud à 65 nœuds et sur nous autour de 40-45 nœuds gribs (c’est-à-dire à chaque fois, beaucoup beaucoup plus en réalité …)

Nous apprendrons plus tard que même les pêcheurs n’avaient pas vu ça depuis 10 ans …

Nous reculons le bateau au maximum dans les arbres,

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le ficelons par 10 bouts et 110 m de chaîne d’ancre.

 

Advienne que pourra …………

Nous sommes à l’extrémité d’une zone météo de l’armada. 60 nœuds en rafales annoncés.

Sur la zone juste à coté : 80 nœuds en rafale. Hmmmmm …

Et là … quelques mauvais moments en perspective …

Opération Zen ……

Une minute de vidéo pour comprendre sur : http://youtu.be/Gzwofg-G0c8 ….

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Peu avant la tombée de la nuit, ça y est, notre paisible cirque se transforme en un enfer bouillonnant. La mer qui fume à 20 m du bateau. Des tourbillons qui soulèvent des montagnes d’eau. Les rafales qui dégringolent des montagnes, et s’écrasent puissamment au niveau de l’eau.

Et tout ça qui vient parfois mourir sur le bateau.

41 nœuds seulement mesurés sur notre anémomètre, qui perd les pédales et sous-estime probablement la vitesse du vent, car moyenne la vitesse sur 10 secondes et en tête de mât dans ces rafales déboulant de tous cotés, rapides et au niveau de la mer …

Nous prenons notre mal en patience. Notre amarrage tient bon, tout va bien. Nous commençons même à admirer la puissance des éléments qui se déchaînent pendant 2 demi-journées. Les enfants, comme dans n’importe quelles conditions, sont à la cool …

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Et puis, qu’est ce que c’est que ce truc ? un tourbillon énorme, de 100 m de diamètre et assez stationnaire, à 200 m du bateau. Celui là, il ne faut pas qu’il arrive jusqu’à nous …

Heureusement, de ceux-là, nous n’en verrons que 2 …..

Mais cela suffira à nous faire déguerpir malgré un jour blanc entre cette dépression et la suivante, dont le front chaud arrivait seulement 6 h après le front froid de la précédente …………

 

Ouf. La paisibilité retrouvée, même lors d’une dépression assez puissante, c’est reposant.

La Caleta del Bosque, dans l’Estero Fouque long de 11 milles, nous paraît un havre de paix.

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Estero Fouque, Estero Penhoat, nouveau cirque, nouveaux glaciers, nouvelles caletas …

Paysages de toute beauté.

Force et puissance de la Nature.

Beauté.

Harmonie.

Pureté.

Silence parfois troublé par le grondement d’un glacier ou le grognement d’un lion de mer.

Condor qui plane majestueusement.

Glaçon qui se promène au gré des courants.

Tout simplement.

L’homme a-t-il vraiment sa place ici ?

 

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Nous retrouvons notre ami Jose à la Caleta Ferrari, Bahia Yendegaia,  pour clôturer ce périple en beauté ……..

Au programme : Partage,  randonnée, rencontre avec des pêcheurs venus « commander »  de la viande à Jose, chasse aux castors et première ballade à cheval en autonomie pour notre preux chevalier, Sieur Titouan  …

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Avant de rentrer à Puerto Williams pour y  faire le bilan de nos 3 mois passés en autonomie …

C’est validé : nous sommes au point, tant en terme technique et de préparation du bateau, qu’en terme de gestion du froid, des approvisionnements, des consommables et des ordures …

A prendre en compte quand même, la pêche dont nous aurons bénéficié alors qu’elle est interdite en Antarctique.

 

… et  préparer notre départ pour la métropole ………..

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A bientôt !

 


  1. Sarah et robin écrit:

    salut les loulous
    On vous a pas oublié. On pense même souvent à vous, les baroudeurs, depuis nos Alpes chéries, déjà poudrées de blanc.
    Toujours partant pour vous revoir, pour vous acceuillir ou vous retrouver si un jour on peut se croiser.
    Nouveau départ pour l’Amérique du sud prévu en juillet prochain.
    bises !!
    Sarah et Robin

    Citer | Posté 23 octobre 2012, 19 h 35 min

    Répondre

  2. Jean-Claude de Drisar écrit:

    Hello Franck, hello Maia, hello les enfants,

    Petit tour sur votre blog puisque de retour chez moi.
    Magnifiques photos qui rappellent bien des souvenirs.

    Alors, cet Antarctique ?

    Bien à vous quatre.

    JC

    Citer | Posté 25 décembre 2012, 18 h 28 min

    Répondre

  3. Vincent écrit:

    Hola !
    C’est Vincent, Tione, Moorea et Kimera, les calédoniens qui vous ont rencontré à Cuzco. Alors, le grand voyage continue ? Ou êtes-vous ? Si vous passez par la calédonie, pensez à nous prévenir.
    A bientôt peut-être.
    Vincent
    talbot@canl.nc

    Citer | Posté 12 mars 2013, 7 h 00 min

    Répondre

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